Gideon Zelermyer Chantre · Ténor · Enseignant

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Centre Bell · Fenway Park · 2010–

…s’il vous plaît, veuillez vous lever et retirer vos chapeaux et casquettes, please rise and remove your hats and caps…

Prochaines présences

2026–27 · Centre Bell
3 nov. 2026 · Jets de Winnipeg
21 nov. 2026 · Flyers de Philadelphie
D’autres dates à venir.

6 décembre 2026
Patriots de la Nouvelle-Angleterre c. Bills de Buffalo, Gillette Stadium — une première.

Il avait grandi au Connecticut, partisan des Whalers de Hartford, dont la seule véritable poussée vers la Coupe s’est arrêtée devant le Canadien en 1986, quand Claude Lemieux a marqué en prolongation au septième match du deuxième tour. Le Canadien est allé la gagner. Il ne l’avait pas oublié.

Il est arrivé à Montréal en 2001, amateur de hockey sans équipe. Puis un ami lui a glissé des billets pour un match au Centre Bell. L’affaire était réglée. Il a des billets de saison dans les blancs depuis 2006.

Il aime encore toutes les équipes de Boston, sauf celle de hockey, qui restera sans nom. Son premier chien s’appelait Fenway. Le suivant s’appelle Wally, pour le Monstre vert.

En 2010, il y a eu une audition, pendant les jours intermédiaires de Souccot : on a allumé les lumières d’un Centre Bell désert — un preneur de son, un caméraman et un chantre — et il a chanté les deux hymnes deux fois. Après coup, il a demandé combien d’autres candidats on entendait ce jour-là. Juste vous, lui a-t-on répondu.

Le 16 novembre a été retenu en partie parce qu’il ne peut pas chanter le Shabbat. Il portait un complet marine, une chemise blanche et une cravate rouge — bleu, blanc et rouge.

Quand il chante les hymnes, il respecte le protocole de chacun des pays dont il est citoyen : en Américain, il pose la main sur son cœur pour The Star-Spangled Banner ; les bras le long du corps pour Ô Canada.

Gideon Zelermyer, seul sur un tapis au centre de la glace, en complet bleu et kippa, en train de chanter, les Sabres de Buffalo et le Canadien de Montréal alignés derrière lui et la foule du Centre Bell en rouge au-delà.

Photographie — Jason Paperman

Centre Bell, 12 mai 2026 — quatrième match du deuxième tour, contre Buffalo. Son premier hymne en séries, après plus d’une décennie de soirs de saison régulière.
« Si tu es capable de chanter Kol Nidré au Shaar, tu es capable de faire ça. Il n’y a aucune pression. » Canadian Jewish News, décembre 2010

Il le raconte lui-même

Melnick in the Afternoon
TSN 690, avril 2026 · s’écoute ici

Menschin’ with the Boys
Mai 2026 · lien externe

Le Centre Bell vu du haut des gradins, la bannière étoilée projetée sur toute la surface de la glace, le chantre à l’écran géant.
La même vue, la feuille d’érable projetée sur la glace.

Photographie — Stu Cowan

Deux hymnes, une seule voix, sous les bannières de la Coupe Stanley.

« L’un de mes plus grands honneurs, c’est de pouvoir chanter au Centre Bell et d’y interpréter les hymnes nationaux pour les matchs du Canadien — surtout lorsqu’il s’agit à la fois de ma patrie d’adoption et de ma terre natale. »

Sept soirs

16 nov. 2010

Le chantre et le Démon blond

Le soir des débuts de Zelermyer comme chanteur des hymnes, Guy Lafleur se trouvait dans le corridor, près du vestiaire du Canadien. Lafleur lui a demandé s’il était l’ami d’un certain membre de la congrégation, puis lui a expliqué qu’il n’avait pas prévu venir du tout : ce membre l’avait appelé cet après-midi-là pour lui dire qu’il devait entendre le nouveau chanteur. Aucune pression.

Il a chanté The Star-Spangled Banner d’abord, puis Ô Canada. On aurait dit que toute la congrégation était dans l’édifice ; sa femme Michelle et leur fils de deux ans étaient derrière le banc des punitions. Le Canadien a gagné 3–0. Pendant une semaine, les appels et les messages n’ont pas cessé.

Le retour de la glace en passant devant le banc du Canadien, tapant dans la main d’un joueur, parmi les équipes de tournage, les techniciens et un agent de sécurité, la foule en rouge derrière la baie vitrée.

Photographie — Gerry Shapiro

Le retour — devant le banc, la grue de caméra et le service de sécurité. Les quelques mètres où se tenait Guy Lafleur.

3 mars 2016

Le match sur la route

L’un de ces soirs n’a pas été retenu par Montréal du tout. Lors d’un match à l’étranger, c’est le club hôte qui choisit l’interprète, et les Kings l’ont fait venir au Staples Center pour un match du Canadien devant 18 230 personnes. Tout est venu d’un ami de Los Angeles qui avait passé une partie de son enfance à Montréal. Comme pour les débuts six ans plus tôt, cela lui est arrivé par la communauté, non par un agent.

22 mars 2021

Le soir où le match a été reporté

Il était habillé, prêt. Une vingtaine de minutes avant la mise au jeu prévue, la ligue a reporté le match — deux joueurs du Canadien venaient d’entrer dans le protocole COVID, et ce fut le premier report dans la division Nord entièrement canadienne. Il a chanté huit jours plus tard, lors d’une victoire de 4–0, dans un amphithéâtre sans le moindre spectateur.

2011–2021

Fenway Park — terre de nos aïeux

Fenway est arrivé par accident. Un ami qui travaille chez Paperman & Sons a entendu les premiers hymnes du Centre Bell en novembre 2010 et en a envoyé un enregistrement à un ami à lui, sous-chef jardinier à Fenway Park, qui l’a fait monter jusqu’à la direction.

Le tableau indicateur de Fenway Park sous l’enseigne John Hancock, montrant Zelermyer en complet et cravate rouge, chantant la main sur le cœur, la foule debout dans les gradins en contrebas.

Photographie — Heske Zelermyer

Fenway Park, 5 juillet 2011 — le premier d’entre eux, haut de douze mètres sous l’enseigne John Hancock.

Chacune de ses cinq présences là-bas a eu lieu lors d’un match des Red Sox contre cette équipe de Toronto. Le motif n’a rien d’une coïncidence : quand les Blue Jays sont en ville, l’hymne canadien doit être chanté, et bien chanté. Les Sox affichent une fiche de 4–1 dans ces matchs.

Fouler le terrain de Fenway, au baseball, c’est l’équivalent de mettre le pied sur la glace de l’ancien Forum de Montréal. On marche là où Babe Ruth, Ted Williams et tous les autres héros du baseball ont marché depuis la semaine du naufrage du Titanic. La première fois qu’il a franchi ces grilles, c’était avec son père et son frère — il avait cinq ans.

Debout sur la pelouse de Fenway Park, en chandail des Red Sox et kippa, la casquette sur le cœur, chantant au micro, une interprète en langue des signes à ses côtés et le Monstre vert derrière.

Photographie — Ben Zelermyer

Fenway Park, juillet 2021 — sa cinquième présence là-bas, et sa cinquième contre Toronto. Casquette sur le cœur, kippa sur la tête.

Regardez le premier d’entre eux, le 5 juillet 2011, ou le plus récent, le 26 juillet 2021.

12 mai 2026

Le mur de son

Après plus d’une décennie d’hymnes en saison régulière, son premier match éliminatoire : le quatrième match du deuxième tour contre Buffalo. Montréal s’est incliné 3–2 sur une remise en fond de territoire qui a pris un rebond fou sur la bande, avant de remporter la série en sept et d’atteindre la finale d’association.

Regardez les hymnes — Centre Bell, 12 mai 2026.

Depuis 2019

Et la kippa

Il la porte tous les jours, alors il la porte au centre de la glace, et à la fin des hymnes il incline la tête — c’est le moment où on la voit. C’était vrai bien avant que la Loi 21 n’interdise aux enseignants, aux juges, aux policiers et aux avocats de l’État le port de signes religieux au travail. Depuis l’adoption de la loi, dit-il, le même geste porte un peu plus loin : « Je ne le fais pas pour faire une déclaration, mais je suis fier du fait que, par ma seule présence, j’en fasse une. »

Capture d’écran d’une publication de Brendan Kelly : Gideon Zelermyer, chantre de la synagogue Shaar Hashomayim de Westmount, exhibait sa kippa aux couleurs du Canadien après le match Canadien-Sabres de mardi. Il la portait en chantant les hymnes avant la rencontre. Dessous, une photographie de Zelermyer devant la gare Windsor, tenant une kippa perlée aux couleurs du Canadien.
Brendan Kelly · @brendanshowbiz · 12 mai 2026

Loin de la patinoire

8 oct. 2026

Ô Canada, dans le vestiaire des Expos

Ni un match ni une patinoire. Ô Canada dans l’ancien vestiaire des Expos de Montréal, au Stade olympique, pour la soirée de la Fondation Birthright Israel du Canada en l’honneur de Charles Bronfman — qui a amené les Expos à Montréal en 1969 — à l’occasion de son quatre-vingt-quinzième anniversaire. Accompagné par Diane Bibaud ; filmé par Agence Oxygène et LiveCity Media.

Le sommaire

Canadien 15–24 · Red Sox 4–1

Red Sox de Boston · Fenway Park
DateAdversairePointageRésultat
5 juillet 2011 voirToronto3–2V
22 sept. 2013Toronto5–2V
9 sept. 2015Toronto10–4V
20 juillet 2017Toronto6–8D
26 juillet 2021 voirToronto5–4V

Fiche : 4–1

Canadiens de Montréal · Centre Bell
DateAdversairePointageRésultat
16 nov. 2010Philadelphie3–0V
8 déc. 2011Vancouver3–4D TB
3 mars 2016à Los Angeles2–3D
22 mars 2021Edmonton—reporté
30 mars 2021Edmonton4–0V
9 nov. 2021Los Angeles2–3D PROL
29 nov. 2021Vancouver1–2D
16 déc. 2021Philadelphie3–2V TB
8 févr. 2022New Jersey1–7D
21 mars 2022Boston2–3D PROL
19 avr. 2022Minnesota0–2D
21 avr. 2022Philadelphie3–6D
22 oct. 2022Dallas2–5D
5 nov. 2022Vegas4–6D
12 nov. 2022Pittsburgh5–4V PROL
29 nov. 2022San Jose0–4D
17 janv. 2023Winnipeg4–1V
24 janv. 2023Boston2–4D
7 mars 2023Caroline3–4D TB
11 mars 2023New Jersey1–3D
21 mars 2023Tampa Bay3–2V
4 avr. 2023Detroit0–5D
26 oct. 2023Columbus4–3V PROL
4 déc. 2023Seattle4–2V
7 déc. 2023Los Angeles0–4D
14 mars 2024Boston1–2D
18 nov. 2024Edmonton3–0V
7 déc. 2024Washington2–4D
6 janv. 2025Vancouver5–4V PROL
18 janv. 2025Toronto3–7D
30 janv. 2025Minnesota0–4D
18 mars 2025Ottawa6–3V
3 avr. 2025Boston4–1V
1er nov. 2025Ottawa4–3V TB
15 nov. 2025Boston2–3D
14 déc. 2025Edmonton4–1V
27 janv. 2026Vegas3–2V PROL
5 avr. 2026New Jersey0–3D
12 mai 2026 voirBuffalo 2e T., M42–3D
20 oct. 2026San Jose3–4D PROL

Fiche : 15–24

Trois présences en présaison ne sont pas comptées ; les matchs préparatoires ne comptent pas au classement, et celles-là non plus.

Dans la presse

Toute la presse sur les hymnes →