Gideon Zelermyer Chantre · Ténor · Enseignant

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Gideon Yechiel Zelermyer

Deux passions, constantes depuis toujours : la synagogue et le chant.

Chantre de la Congrégation Shaar Hashomayim depuis 2004. On trouve ici la vie musicale née de cette chaire : les concerts, les enregistrements, les collaborations, l’enseignement.

Gideon Zelermyer en robe de chantre, talith et chapeau, assis dans le fauteuil du chantre sous une étoile de David sculptée.

“May your voice reach that Place and bring down the blessings.”

Que ta voix atteigne ce Lieu et en fasse descendre les bénédictions.

Leonard Cohen, dans une lettre
Photographie — Ryan Blau

Pour les programmes et la presse

En bref

Gideon Zelermyer est le chantre de la Congrégation Shaar Hashomayim de Montréal depuis 2004 — une congrégation fondée en 1846, qui entretient un chœur d’hommes professionnel depuis 1887 et demeure l’une des rares au monde dont les offices sont conduits chaque semaine par un chantre et un chœur, dans la tradition des grandes synagogues chorales d’Europe de l’Ouest.

Ténor lyrique, il s’est formé à l’Institut cantorial de Tel-Aviv auprès de Naftali Herstik, grand chantre de la Grande Synagogue de Jérusalem, et a fait ses débuts à l’opéra dans le rôle de Rinuccio du Gianni Schicchi de Puccini. Il a conçu et présenté onze grandes productions de concert au Shaar, une douzième étant prévue en 2027, chanté trois créations mondiales, et s’est produit avec l’Orchestre symphonique de Montréal sous la direction de Kent Nagano, avec l’Orchestre classique de Montréal sous celle de Boris Brott, et devant l’Assemblée générale des Nations unies. Ses enregistrements vont d’une publication savante pour l’Université hébraïque de Jérusalem à deux albums de musique classique contemporaine.

Il était le soliste cantorial de You Want It Darker de Leonard Cohen, chanson primée aux Grammy et aux Juno.

CHANTRE
Congrégation Shaar Hashomayim
Montréal · depuis 2004
VOIX · ténor lyrique
FORMATION
The George Washington University
B.A., études judaïques
Institut cantorial de Tel-Aviv
PROFESSEURS · CHANT
Dr Robert Baker
PROFESSEURS · CHANT CANTORIAL
Chantre Naftali Herstik
Raymond Goldstein
Chantre Chaim Feifel
Biographie et photographies à télécharger

Westmount

Au Shaar

La Congrégation Shaar Hashomayim a été fondée en 1846 par un groupe de Juifs anglais, allemands et polonais qui voulaient un office ashkénaze avec les mélodies qu’ils connaissaient. Elle s’est dotée en 1887 d’un chœur d’hommes a cappella qui accompagne depuis lors les chantres du Shaar, y compris pendant la pandémie de COVID.

L’édifice actuel, avenue Kensington, a ouvert en 1922. Son sanctuaire a été conçu pour le chant : les dimensions, l’acoustique et la disposition des places découlent toutes du principe qu’un chantre et un chœur conduiraient les offices chaque semaine.

Les concerts, les enregistrements et les productions décrits ailleurs sur ce site sont présentés sous l’égide de SH'MA — Shaar Hashomayim Music & Arts, avec le soutien du Fonds de programmation musicale Leo & Roni Kolber, en reconnaissance du lien profond entre le sénateur Kolber et le chantre.

Logo de SH'MA — Shaar Hashomayim Music & Arts. theshaar.org
SH'MA · Music & Arts
Page du clergé
450, avenue Kensington
Westmount (Québec)

1975 —

De plus près

West Hartford

Il est né à Providence, au Rhode Island, et a grandi à West Hartford, au Connecticut, où son père, le rabbin Gerald Zelermyer, a servi The Emanuel Synagogue pendant dix-neuf ans. Le chantre y était Arthur Koret, en poste depuis trente-huit ans, qui asseyait les petits Zelermyer sur ses genoux et les faisait chanter pour lui.

Il est devenu le plus jeune membre du chœur professionnel des Grandes Fêtes de la synagogue, a chanté avec les Choraliers de la Hall High School — répertoire élisabéthain à l’automne, jazz au printemps — et s’est épris d’opéra. À The George Washington University, il a commencé à travailler avec le ténor Dr Robert Baker, son premier professeur de chant, et toujours son professeur plus de trente ans plus tard. Il a officié pour la première fois aux Grandes Fêtes à vingt ans. Dès 1997, il partageait la bima avec son père.

Jérusalem

Une rencontre a changé le plan. Naftali Herstik — grand chantre de la Grande Synagogue de Jérusalem, treize générations de chantres derrière lui — est venu chanter à West Hartford, et Gideon s’est retrouvé dans le chœur réuni pour l’occasion. Il n’avait jamais entendu une voix cantoriale d’une telle richesse. Il est parti s’installer en Israël pour s’inscrire à l’Institut cantorial de Tel-Aviv, que Herstik avait fondé.

Herstik, Raymond Goldstein et le chantre Chaim Feifel lui ont transmis les nuances du noussah hatefila, une maîtrise de la chazanout traditionnelle, et une aisance en hébreu qui ne l’a plus quitté dans sa diction.

Montréal

Il est arrivé à la Congrégation Shaare Zion en 2001, puis en 2004 à la Congrégation Shaar Hashomayim, où s’est amorcée une longue collaboration avec son directeur musical, Stephen Glass. En 2006, il part en tournée avec le chœur pour la première fois et présente le premier des concerts qu’il concevra pour la synagogue : le concert du 160e anniversaire, avec orchestre symphonique et chœur.

Il a épousé Michelle Rosenhek en 2005. Leurs fils, Max et Ben, sont membres de la congrégation à la cinquième génération.

Tout ce qui a suivi, c’est le reste de ce site.

CHRONOLOGIE
1996

Officie pour la première fois comme chantre aux Grandes Fêtes, à 20 ans

1997

B.A. en études judaïques, George Washington University

1999

S’installe en Israël ; Institut cantorial de Tel-Aviv

2000

Débuts à l’opéra — Rinuccio, Gianni Schicchi, Académie de musique et de danse Rubin de Jérusalem

2001

Congrégation Shaare Zion, Montréal

2003

Inauguration du Musée de l’Holocauste Montréal ; débuts à Londres

2004

Chantre, Congrégation Shaar Hashomayim

2006

Première tournée avec le chœur, dans le sud de la Floride

2009

Album de Curaçao pour l’Université hébraïque de Jérusalem

2010

Hommage à Richard Tucker ; premiers hymnes au Centre Bell

2016

Assemblée générale des Nations unies ; You Want It Darker avec Leonard Cohen

2017

Elijah avec l’OSM dans le sanctuaire

2020

Début de A Night @ the Opera

2023

Invocation à l’investiture présidentielle de The George Washington University

2001 —

Enseignement

Depuis qu’il est chantre, il est aussi enseignant.

Depuis vingt-cinq ans, il prépare des élèves à leur bar-mitsva, un à la fois, au rythme ordinaire des semaines.

Chacun des concerts qu’il a produits au Shaar Hashomayim a été conçu pour divertir autant que pour instruire. Le public y a découvert la vie de chantres et de ténors célèbres, de grandes synagogues d’Europe de l’Ouest aujourd’hui disparues, les œuvres de grands compositeurs et chefs d’orchestre juifs, et les grands oratorios bibliques du répertoire classique.

Depuis 2020, il anime A Night @ the Opera, une série née du confinement avec trente personnes sur un appel vidéo, qui en est à soixante-sept soirées et réunit plusieurs centaines de fidèles.

Il a été invité à donner des conférences sur la musique juive dans cinq facultés universitaires. À l’Université Queen’s en mars 2024, pour Secret Chord: Songs of Leonard Cohen. À la Harvard Divinity School plus tard la même année, à l’invitation du rabbin David Wolpe, dans son cours sur la spiritualité juive. À l’Université McGill en 2024, 2025 et 2026, dans le cours de musique juive du professeur Josh Dolgin. À l’Université de Rochester en octobre 2025, lors d’un entretien public coparrainé par six départements, dont l’Eastman School of Music. Et à la UCLA Herb Alpert School of Music en 2026, à l’invitation du professeur Mark Kligman.

Gideon Zelermyer et le rabbin David Wolpe assis à une table de séminaire, tous deux en pleine phrase, se faisant des gestes.

Photographie — B. Andrew Zelermyer

Harvard Divinity School, avril 2024 — avec le rabbin David Wolpe, dans son cours sur la spiritualité juive.

Il a formé des étudiants en chant cantorial, en privé ainsi qu’au Jewish Theological Seminary et à l’Institut cantorial de Tel-Aviv.

En Allemagne, il enseigne à Stimmen der Hoffnung — Voices of Hope — le congrès du Verband Jüdischer Kantoren, le premier rassemblement de chantres allemands depuis 1939. Quelque vingt-six chantres se sont réunis à Mannheim en janvier 2025, orthodoxes, libéraux et réformés dans une même salle, pour des classes de maître, des conférences et des concerts ; il a dirigé les classes de maître avec Joyce Rosenzweig de la Debbie Friedman School of Sacred Music du Hebrew Union College, et donné des conférences aux côtés des professeurs Eliyahu Schleifer et Mark Kligman. Il a enseigné à ce premier rassemblement comme au deuxième en 2026 ; janvier 2027 sera le troisième.

Une vingtaine de chantres réunis pour une photo de groupe dans la synagogue de Mannheim, vus d’en haut, avec l’arche, deux ménorahs d’argent et les pupitres vides du sanctuaire derrière eux.

Photographie — Lys Y Seng

La Bundeskonferenz jüdischer Kantoren, synagogue de Mannheim, janvier 2026. Zelermyer au premier rang, à gauche du centre.
25 ANS
Préparation aux bar-mitsvas
67 SOIRÉES
A Night @ the Opera
depuis mai 2020
FORMATION CANTORIALE
The Jewish Theological Seminary
Institut cantorial de Tel-Aviv
et en privé · toujours en cours
VOICES OF HOPE
Verband Jüdischer Kantoren
Mannheim · 2025 · 2026 · 2027
Le premier congrès de chantres allemands depuis 1939
UNIVERSITÉS
Queen’s · 2024
Harvard Divinity School · 2024
McGill · 2024 · 2025 · 2026
Rochester · 2025
UCLA · 2026
Affiche de Secret Chord, un concert consacré à l’héritage de Leonard Cohen, le mercredi 13 mars à 18 h 30, Isabel Bader Centre, Kingston, présenté par les études juives de l’Université Queen’s, avec Kimberley Dunn, Kyle Briscoe et Mehmet Karabela et, en invité spécial, le chantre Gideon Zelermyer.
Queen’s, 2024
Affiche de Blowin’ in the Wind, un hommage à Dylan et à Cohen, le 30 octobre à 19 h au Strong Auditorium de l’Université de Rochester, produit par Mehmet Karabela avec l’auteure-compositrice-interprète Kimberley Dunn, le violoncelliste Greg Weeks et, en invité spécial, Gideon Zelermyer.
Rochester, 2025

Novembre 2023 · Washington

Le même pupitre, trente-cinq ans plus tard

En 1988, le rabbin Gerald Zelermyer a prononcé l’invocation à l’investiture du quinzième président de The George Washington University. En novembre 2023, son fils l’a prononcée pour le dix-neuvième.

Zelermyer a obtenu son diplôme à GW et a dit que le Hillel de l’université avait été, de fait, sa première congrégation. Il a été invité à bénir la nouvelle présidente, Ellen Granberg, et son administration.

La cérémonie tombait quelques semaines après le 7 octobre, et quelques jours après que des messages antisémites eurent été projetés sur la façade de la bibliothèque Gelman de l’université. Il a réécrit son allocution, mettant l’administration de GW au défi d’en faire davantage pour protéger ses étudiants juifs.

Il leur a lu la lettre d’août 1790 de George Washington lui-même à la congrégation juive de Newport, où il affirmait en toutes lettres que le gouvernement des États-Unis “gives to bigotry no sanction, to persecution no assistance.” (n’accorde aucune caution au fanatisme, aucune aide à la persécution). Puis il a exhorté l’administration de GW en ces termes :

“No Jewish student should be afraid to walk on the campus that bears George Washington's name. Give this bigotry — the oldest and most persistent bigotry — no sanction. Fulfil Washington's imperative and uphold the values of this great institution.” Aucun étudiant juif ne devrait avoir peur de marcher sur le campus qui porte le nom de George Washington. N’accordez à ce fanatisme — le plus ancien et le plus tenace des fanatismes — aucune caution. Accomplissez l’impératif de Washington et soyez à la hauteur des valeurs de cette grande institution.

Il a conclu par la prière des générations, L’dor Vador, de génération en génération — ce qui était aussi, à ce pupitre, la description exacte de ce qui venait de se produire.

L’invocation, novembre 2023. Photographie — The George Washington University.
1988
Rabbi Gerald Zelermyer
Invocation à l’investiture du 15e président
2023
Chantre Gideon Zelermyer
Invocation à l’investiture du 19e président
GEORGE WASHINGTON UNIVERSITY
Washington, D.C.
B.A. en études judaïques, 1997
Gideon Zelermyer et Stephen Joel Trachtenberg, tous deux en toge universitaire bleue, à l’investiture de 2023. Avec Stephen Joel Trachtenberg, président émérite — dont l’investiture, en 1988, avait été bénie par le père de Gideon.

27 janvier 2016 · New York

Un argument porté devant l’Assemblée générale

Des chantres avaient déjà chanté à la cérémonie commémorative de l’Holocauste des Nations unies. Aucun n’y avait amené de chœur.

Zelermyer a fait valoir que la collaboration entre le chantre et le chœur est la tradition — que la sonorité de la synagogue chorale n’accompagne pas le chant cantorial : elle en est la substance même. Les Nations unies ont modifié le format de la cérémonie pour l’accueillir.

À l’anniversaire de la libération d’Auschwitz, lui et les douze hommes du chœur du Shaar Hashomayim ont chanté Ani Ma’amin dans la salle de l’Assemblée générale, sous la direction de Roï Azoulay — le premier chœur de synagogue à y chanter.

Ani Ma’amin dans la salle de l’Assemblée générale, le 27 janvier 2016.
27 JANVIER 2016
Journée internationale dédiée
à la mémoire des victimes
de l’Holocauste
L’anniversaire de la libération d’Auschwitz
NATIONS UNIES
Salle de l’Assemblée générale
New York
AU PROGRAMME
Ani Ma’amin
LE CHŒUR
Douze hommes du
chœur du Shaar Hashomayim
Roï Azoulay, direction
QUELQUES JOURS PLUS TÔT
Can I get an Amen?
Le sermon de Shabbat Shirah, écrit quelques jours avant que le chœur ne chante

La Haye · Curaçao · Westmount

C’est dans le sang.

Du côté de sa mère, les deux lignées sont liées à des synagogues historiques.

Son arrière-grand-père, Levie Levisson — de son nom hébraïque Yehuda — était imprimeur à La Haye. Lors d’un voyage d’affaires à Londres en 1929, un ami l’a emmené à la Liberal Jewish Synagogue de St John’s Wood ; il en est revenu résolu à bâtir la même chose pour les Juifs néerlandais. Il a fondé la Liberaal Joodse Gemeente en 1931, publié un livre de prières en néerlandais, et prêché en néerlandais sur les questions morales de son temps.

L’Holocauste a fait passer la communauté juive de La Haye d’environ dix-sept mille personnes à quelque deux mille, et a coûté la vie à plus de cinquante membres de la famille Levisson. Yehuda Levisson est mort en 1948 ; son fils Bob a rétabli la congrégation en 1959. En 1976, la communauté a repris la synagogue portugaise de 1726, sur le Prinsessegracht — l’une des rares synagogues néerlandaises à avoir traversé l’occupation intactes — et l’a rededicacée sous le nom de Beth Jehoeda, en mémoire de Yehuda Levie Levisson. L’édifice a trois cents ans cette année. En janvier 2026, Zelermyer y a chanté devant trois générations de la famille, son fils Max dans la salle.

Gravure du XVIIIe siècle de la synagogue portugaise de La Haye : un haut bâtiment de brique aux fenêtres cintrées derrière un muret, l’année 5486 au-dessus de la porte, des passants et une voiture à cheval au premier plan, et un bandeau en haut portant Synagoge der Portugeesche Jooden.
La synagogue portugaise du Prinsessegracht, 5486 — 1726. Gravure de Jan Caspar Philips d’après Gerrit van Giessen.
Intérieur de Beth Jehoeda pendant un office : une haute arche de noyer sculpté au centre, devant elle un pupitre de lecture drapé de rouge, des fidèles en châles de prière debout de part et d’autre, et un tapis persan sur le parquet.
La même salle devenue Beth Jehoeda, rededicacée en 1976 — trois cents ans cette année.

Sa grand-mère maternelle était Maud Capriles, de Curaçao. La lignée remonte au Dr Joseph Capriles, né près d’Udine vers 1725, reçu en médecine à Padoue en 1751, médecin d’un bey à Tunis, interrogé par l’Inquisition à Malte en 1757, et marié à la synagogue Mikvé Israel de Willemstad en août 1762 — la plus ancienne congrégation juive de l’hémisphère occidental. Il est arrivé avec une épée, et l’île l’a appelé El Doctor de la Espada. Des descendants Capriles sont membres de la synagogue depuis lors.

C’est pourquoi l’enregistrement que Zelermyer a réalisé pour l’Université hébraïque de Jérusalem, consacré à la tradition liturgique de Mikvé Israel-Emanuel, n’est pas le projet d’un chantre de passage. C’est l’héritage liturgique de sa famille.

La synagogue Mikvé Israel-Emanuel à Willemstad : un bâtiment jaune à bordures blanches, pignon à volutes à la hollandaise et toit de tuiles rouges, vu du coin de la rue sous un ciel bleu.
Mikvé Israel-Emanuel, Willemstad — en usage ininterrompu depuis 1732.
L’intérieur vu de la galerie : des bancs d’acajou sombre aux coussins rouges de part et d’autre d’un sol de sable blanc, des lustres de laiton suspendus sur toute la longueur de la salle, et l’arche au fond.
Le sol de sable — où, en 2023, Max et Ben sont devenus la neuvième génération de descendants Capriles à y laisser leurs empreintes.

Son père, le rabbin Gerald Zelermyer, est diplômé de la Rabbinical School du Jewish Theological Seminary, promotion 1968, élève des géants de l’époque : Finkelstein, Heschel, Lieberman, Kaplan et d’autres. Il a d’abord servi deux congrégations dans son Boston natal, où il s’est heurté aux tensions raciales du temps (archives de la JTA). C’est là qu’il a rencontré et épousé Heske Levisson, fraîchement immigrée de La Haye. Il a servi à Cranston, au Rhode Island, de 1974 à 1983, puis à l’Emanuel Synagogue de West Hartford, où, quelques semaines après son arrivée, la synagogue a été la cible d’un incendie criminel (The New York Times, 1983). Il y est resté jusqu’en 2002, année où il a bouclé la boucle familiale en partant avec Heske servir comme rabbin à Mikvé Israel-Emanuel jusqu’en 2005.

LEVISSON · La Haye
Fondateurs du judaïsme
libéral néerlandais, 1931
BETH JEHOEDA
Prinsessegracht, La Haye
Consacrée en 1726
Rededicacée en 1976
300e anniversaire, 2026
CAPRILES · Curaçao
Mikvé Israel-Emanuel
Fondée en 1654
La plus ancienne congrégation juive
de l’hémisphère occidental

SHAAR HASHOMAYIM
Westmount
Max et Ben sont membres du Shaar à la cinquième génération, et sont devenus en 2023 la neuvième génération de descendants Capriles à laisser leurs empreintes sur les sols de sable de Mikvé Israel-Emanuel

Des ponts au-delà du sanctuaire

En 2004, après la sortie de La Passion du Christ, le père John Walsh a téléphoné pour demander s’il pouvait emprunter une Haggada, un plateau de séder et une coupe de vin. Ses paroissiens lui avaient demandé de démystifier les coutumes juives, et il comptait tenir un séder.

Ils ont fini par le tenir ensemble, à Saint-Jean-Brébeuf de LaSalle, et l’ont refait pendant des années. Le père John est venu au deuxième séder chez les Zelermyer chaque Pessah pendant près de vingt ans, lisant des passages du récit en hébreu, qu’il avait appris en vivant en Israël dans les années 1970. Il était au mariage du chantre. Il assistait aux offices des Grandes Fêtes au Shaar Hashomayim. À sa mort en novembre 2020 — quatre jours après avoir demandé à Zelermyer de clore l’inauguration d’une maison pour de jeunes hommes autrefois sans abri — le chantre a chanté une chanson israélienne sur des gens de toutes les religions debout côte à côte.

« Comme membres du clergé, nous comprenions d’où venait l’autre. Dans une même journée, on peut connaître le plus haut des sommets et le plus bas des creux. C’est difficile pour n’importe qui, mais nous sommes censés faire bonne figure malgré tout. Il comprenait cela. »
Le père John Walsh en complet sombre et kippa, le bras autour de Gideon Zelermyer en habit, tous deux riant, un présentoir à desserts à étages derrière eux.
Avec le père John Walsh.

En 2019, les chœurs du Shaar Hashomayim et de l’église anglicane St Matthias, juste en face, ont chanté ensemble pour la première fois. Des neuf versets inscrits sur les murs du sanctuaire, celui auquel il revient souvent est celui qui dit que la maison sera appelée maison de prière pour tous les peuples (Isaïe 56:7).

PÈRE JOHN WALSH
1942–2020
Saint-Jean-Brébeuf, LaSalle ;
Ordre du Canada

ÉGLISE ANGLICANE ST MATTHIAS
Concert conjoint, 2019
Directeur musical Scott Bradford